Les 800 ans de la Cathédrale Saint Etienne de Metz

  

« Le 6ème jour, Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. » (Genèse 1:27)

 

Ces deux visages d’argile, tels Adams et Eve, font écho aux textes de la bible, selon lesquels l’homme et la femme auraient été crées en six jours avec un peu de terre.

Visages entremêlés de formes qui évoquent pour celui de la femme les pinacles de la cathédrale, dans un style gothique, et pour celui de l’homme, ses voutes, dans un style plutôt roman.

Exposées à la lumière, ces formes ne la laissent pas passer totalement, tout comme les vitraux qui filtrent une partie du flux lumineux; ceux réalisés en 1963 par Marc Chagall sur le bras Nord de la cathédrale, représentent ‘la création de l’homme, celle des animaux, la création de la femme, et l’expulsion du paradis’.

A leur échelle, ces deux oeuvres présentent une architecture dont la base tellurique est solide, afin d’assurer la tenue de la partie cosmique de « l’édifice ».

Ces édifications semblent enracinées, avec le regard dirigé vers le ciel, comme pour signifier le parfait équilibre entre le ciel et la terre. On peut se laisser aller à l’imaginaire et voir ces bois sacrés dirigés vers le ciel, se mouvoir, se tordre et s’enrouler, allant jusqu’à former des boucles, comme l’ écrivait Verlaine dans son poème Metz, sur sa « cathédrale toute en veloute ». D’autres y verront une couronne d’épines que les années ont finis par adoucir, et les écailles rappellent la dentelle à l’infinie de la cathédrale Saint-Etienne de Metz.

 

Curation Viviane Zenner

 David Vanhaverbeke

Art assistant Virginie Hucher

Décembre 2020